Table de presse numérique – colloque – mai 2021

« Les stalles d’Amiens : 500 ans ! »

Quelques publications de Sofiane ABDI

« Le temporel du chapitre cathédral d’Amiens aux xiiie-xive siècles », Amiens, le rayonnement d’une cathédrale, colloque international des 6-8 février 2020 (à paraître)

La construction de la cathédrale d’Amiens a représenté un véritable défi en termes de financement, notamment pour le chapitre cathédral qui en a eu, avec l’évêque, la charge principale. L’étendue du temporel et les importants revenus qui résultent de son exploitation représentent donc un facteur clé dans l’étude des conditions de réalisation d’un tel projet monumental. Cette contribution entend mettre en évidence l’assise territoriale du temporel capitulaire dans ses expressions géographiques, la nature des revenus perçus et les dynamiques qui ont animé l’évolution du temporel capitulaire au cours des XIIIe et XIVe siècles au moment où le chapitre d’Amiens conduit l’immense chantier cathédral.

« Le rôle d’Yves de Chartres et de ses contemporains dans l’essor des chanoines réguliers de Saint-Quentin de Beauvais. Expansion et limite d’un ambitieux projet canonial (fin xie-mi xiie siècle) », dans J.Colaye, K.Lemé-Hébuterne, dir., Chanoines réguliers et acteurs politiques en Europe occidentale du xie au xvie siècle. Actes de la septième journée d’étude du 25 mai 2019 à Saint-Martin-aux-Bois, CAHMER, 2020, vol. 34, p. 17-38.

L’abbaye de Saint-Quentin de Beauvais fut un temps l’un des phares de la réforme canoniale dans le Nord de la France à la fin du XIe-début XIIe siècle. Elle le doit en grande partie à l’énergie et aux ambitions du célèbre canoniste Yves, son premier abbé connu devenu ensuite évêque de Chartres. Cette étude présente en premier lieu le contexte de fondation de l’abbaye et les acteurs qui y ont contribué. Elle entend ensuite montrer à quel point fut décisive l’impulsion d’Yves de Chartres dans l’expansion de ce modèle de communauté de chanoines réformés usant de tous les leviers pour étendre son réseau d’influence. Enfin, cette contribution s’achève par l’étude des conditions du déclin de l’abbaye face aux nombreuses résistances et concurrences auxquelles elle a dû faire face.

« Les cochanoines réguliers dans les cathédrales et collégiales séculières. Détachements institutionnels et transversalités canoniales dans les diocèses du sud de la province de Reims (xie-xvie siècles) », dans J. Colaye, K. Lemé-Hébuterne, dir., Les monastères de chanoines réguliers en France du xie au xviiie siècle, Actes de la sixième journée d’étude du 26 mai 2018 à Saint-Martin-aux-Bois, CAHMER, 2019, vol. 32, p. 17-38.

Cet article réunit les premiers résultats d’une enquête portant sur les prébendes possédées par des institutions tierces dans les cathédrales du sud de la province de Reims. Elle met en évidence qu’une majorité d’entre elles a été acquise par des abbayes de chanoines réguliers de saint Augustin dans les premiers temps de la réforme de l’Église au cours des XIe-XIIe siècles. Partant de là, il s’est agi d’en expliquer les raisons mais aussi de démontrer que ces prébendes donnaient lieu à une obligation de service liturgique assumée par un cochanoine régulier détaché de sa communauté d’origine au statut bien particulier.

« Des villes de chanoines, étude comparée de la place des institutions communautaires à Amiens et Beauvais aux xie-xiie siècles », dans N. Deflou-Leca, A. Massoni, dir., Moines et chanoines du xiiie au xviiie siècle, Actes du colloque de Saint-Amand-les-Eaux de 2014, Amiens, CAHMER, 2019, vol. 33, p. 81-103.

Les villes d’Amiens et de Beauvais offrent deux cas de figure particulièrement intéressants quant aux conditions de mise en place d’une couverture d’institutions communautaires, canoniales et monastiques au cours des XIe-XIIe siècles. L’étude pose la question de ce qui a déterminé dans ces deux villes le choix de l’installation d’une communauté de moines ou de chanoines, réguliers ou séculiers, plutôt qu’une autre. Question d’autant plus légitime que ces deux villes présentent une situation pour le moins originale, celle d’une très nette surreprésentation canoniale qu’il importait d’expliquer.

« La participation du chapitre cathédral de Beauvais au gouvernement du diocèse (XIe-XVe siècles) », Mémoires de la Société académique, d’archéologie, sciences et arts du département de l’Oise, t. XL, Beauvais, 2017, p. 28-71.

Le chapitre cathédral s’est progressivement imposé à partir du haut Moyen Âge comme une institution centrale de l’Église diocésaine. Très tôt, des responsabilités majeures sont ainsi confiées aux chanoines, individuellement, et à l’institution capitulaire, collectivement, afin d’aider l’évêque dans sa tâche principale, gouverner son diocèse. Cette étude entend évaluer le niveau de participation du chapitre de Beauvais aux affaires du diocèse en fonction d’une double temporalité, sede plena, lorsque le siège épiscopal est occupé, et sede vacante, lorsque ce dernier est vacant.

L’auteur :

Sofiane Abdi est enseignant agrégé dans le secondaire et chargé d’enseignement vacataire à l’UPJV. Il est aussi chercheur associé au Lamop (Paris I), membre du groupe de recherche FEG (Fasti Ecclesiae Gallicanae), chargé du diocèse de Beauvais, membre du groupe de recherche COLEMON, chargé des collégiales de Picardie. Ses recherches portent sur le mouvement canonial, xie-xvie siècle, essentiellement sur les chapitres cathédraux d’Amiens et Beauvais, sur les collégiales séculières de ces diocèses (son mémoire de Master portait sur les collégiales d’Amiens), et sur les collégiales régulières (Saint-Martin-aux-Bois, Saint-Quentin de Beauvais). Il a participé à plusieurs journées d’études de Saint-Martin-aux-Bois.


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Frédéric Billiet

« La modernité des scènes musicales dans les stalles de Gaillon au début du XVIe siècle »

La parution :

dans Musiques, Images, Instruments – Mélanges en l’honneur de Florence Gétreau, F. Guillous, C. Massip, A. Framboisier, Y. Balmer (éd.), 645 p., 102 ill. NB, 192 ill. Couleur Brepols, 2019. ISBN / ISSN: 978-2-503-58371-6

L’auteur :

  • Frédéric Billiet est professeur en musicologie médiévale et Vice-doyen chargé de la Vie étudiante et de campus à la Faculté des Lettres à Sorbonne Université. Spécialiste de la musique du xve siècle dans le Nord de la France, il dirige le programme d’iconographie musicale médiévale Musiconis (https://www.iremus.cnrs.fr/fr/base-de-donnees/musiconis) au sein de l’Institut de recherche en musicologie (UMR IReMUS) dont il est membre et co-responsable de l’équipe Iconographie-organologie. Il est aussi membre de l’Institut Collegium Musicae de Sorbonne Université et travaille régulièrement avec le Center for Artificial Intelligence de Sorbonne Université. Frédéric Billiet préside l’association Misericordia International regroupant chercheuses et chercheurs sur les stalles médiévales. Il a publié des ouvrages et de nombreux articles sur la vie musicale en Picardie, les paysages sonores et les représentations de la musique dans les stalles médiévales. Il a récemment co-dirigé :
  • le Lexique dans les stalles médiévales (Brepols, 2019)
  • et L’iconographie musicale dans les pays méditerranéens à l’heure de la numérisation intensive des images, Tunis, Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes, 2020.
    et publié un article sur – « La modernité des scènes musicales dans les stalles de Gaillon au début du XVIe siècle», Musiques-Images-Instruments, Mélanges en l’honneur de Florence Gétreau, Brepols, 2019.

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Frédéric Billiet

Lexique des stalles médiévales – Mobilier liturgique du XIIIe au XVIe siècle

par Frédéric Billiet, C Block Elaine., éditeurs,
Lexicon of Medieval Choir Stalls – Liturgical Furniture of the 13th to 16th Centuries
148 p., Brepols, 2019 ISBN : 978-2503-515120

La parution :

Ce lexique, résultat d’un travail collectif, souhaite devenir l’outil indispensable des chercheurs et étudiants pour mieux partager les résultats de leurs recherches sur les stalles médiévales. C’est aussi un guide pour tous ceux qui s’intéressent aux stalles et qui cherchent à mieux s’orienter dans les ensembles dont le déchiffrement reste encore complexe et problématique. Après une introduction comprenant des articles sur l’histoire et la fonction des stalles, le lexique présente des définitions illustrées et la traduction des termes spécifiques aux supports sculptés dans les stalles de chœur. Comme les bibles figurées du Moyen Âge, ce livre montre les plus belles images qui ornent les stalles dans treize pays en Europe.

L’un des auteurs :

Frédéric Billiet est professeur en musicologie médiévale et Vice-doyen chargé de la Vie étudiante et de campus à la Faculté des Lettres à Sorbonne Université. Spécialiste de la musique du xve siècle dans le Nord de la France, il dirige le programme d’iconographie musicale médiévale Musiconis (https://www.iremus.cnrs.fr/fr/base-de-donnees/musiconis) au sein de l’Institut de recherche en musicologie (UMR IReMUS) dont il est membre et co-responsable de l’équipe Iconographie-organologie. Il est aussi membre de l’Institut Collegium Musicae de Sorbonne Université et travaille régulièrement avec le Center for Artificial Intelligence de Sorbonne Université. Frédéric Billiet préside l’association Misericordia International regroupant chercheuses et chercheurs sur les stalles médiévales.


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Raffaella Bortolini

« La bombarde à pavillon cylindrique dans le Liber Astrologiae de Albumazar »

Article paru dans les Actes du Symposium international L’iconographie musicale dans les pays méditerranéens à l’heure de la numérisation intensive des images, tenu le 20 Septembre 2019,
Centre des Musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra, Tunis, 2020 p. 117-126

La parution :

Présenté par Frédéric Billiet (Professeur à Sorbonne Université) et Hamdi Makhlouf (Maître assistant à l’Institut Supérieur de Musique de Tunis), ce livre réunit les textes présentés lors du symposium international en iconographie musicale tenu le 20 septembre 2019 au Palais d’Ennejma Ezzahra et à l’occasion de la création de la base tunisienne Tunicomus (http://tunicomus.cmam.tn) en partenariat avec le programme Musiconis de Sorbonne Université / IREMUS et du laboratoire d’excellence Labex RESMED.

Spécialistes éminents du domaine de l’iconographie musicale, les auteurs et autrices de ce livre discutent des nouveaux défis, notamment technologiques, dans la préservation et la documentation des représentations musicales en Méditerranée. Ils présentent à cet effet les différentes bases numériques réalisées jusqu’à présent et mettent l’accent sur l’interopérabilité des données et son intérêt pour une meilleure compréhension de l’évolution de la musique à travers l’histoire.

L’auteur :

Doctorante à la Sorbonne, sous la direction de Frédéric Billiet, Raffaella Bortolini prépare une thèse sur l’iconographie de la bombarde à pavillon cylindrique aux XIVe et XVe siècles. Elle est titulaire d’un Master en chalemie et musique médiévale à la Schola Cantorum Basiliensis (classe de Ian Harrison, Bâle), et d’un Master en hautbois baroque et pratique de performance historique à la Musikhochschule de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne (classe d’Ann-Kathrin Brüggemann). Elle pratique aussi la flûte à bec dans différents orchestres et dirige l’ensemble Seraphim, spécialisé dans le répertoire musical des XIVe et XVe siècles.


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Thibault Cardon

Pour une approche anthropologique des usages monétaires médiévaux (France du Nord, XIIe-XVIe siècle)


Collection Publications du CRAHAM
Brepols Publishers, mai 2021, 392 p.
ISBN : 978-2-38185-021-4

La parution :

Les monnaies sont ici considérées non comme un support neutre de l’économie mais comme des objets dont la matérialité est un ressort essentiel de leurs usages. Les fouilles archéologiques sont à ce titre une source de premier plan puisqu’elles permettent, au prix d’une méthodologie adaptée, d’observer les monnaies réellement employées dans des contextes précis. Pourquoi choisit-on telle monnaie pour tel usage et en quoi ce choix a-t-il un sens ? L’étude fine de cas bien documentés permet d’aborder des usages aussi différents que le paiement des salaires, la gestion des monnaies à l’échelle domestique, la formation des dépôts monétaires ou le dépôt d’une monnaie dans une sépulture. Le but est de mettre en place des clés d’interprétation en archéo-numismatique et de souligner les limites de ces hypothèses, mais aussi de proposer des pistes pour une lecture anthropologique des usages monétaires sur la longue durée. Les théories de l’anthropologie économique fournissent à ce titre des modes d’interrogation particulièrement efficaces. Dans cette perspective, la dernière partie de ce travail est l’occasion d’une analyse plus théorique. Les monnaies sont ainsi organisées en systèmes de valeur qui sont loin d’être strictement économiques mais avec lesquels les acteurs peuvent sans cesse jouer pour donner du sens aux situations.

L’auteur :

Thibaut Cardon est chargé de recherche, spécialiste en numismatique médiévale, rattaché au Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales (UMR 3273) de l’Université de Caen.


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Corinne Charles

« Héraldique et art des stalles dans la première moitié du XVe siècle : Maître Roliquin de Dordrecht »

Article dans : Archives Héraldiques Suisses, 2017, A°CXXXI, p. 103-115
ISSN : 1423-0534

La parution :

Cette recherche retrace pour la première fois l’activité d’un huchier devenu maître de stalles, depuis ses débuts sur le chantier de Champmol et à Dijon jusqu’aux stalles de Genève et de Saint-Claude.

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe e et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Corinne Charles

Hay más en ti. Imágines de la mujer en la Edad Media (siglos XII-XV)

La parution :

Catalogue d’exposition, en espagnol et en français, sous la direction scientifique de Corinne Charles. Contributions d’historiens, d’historiens de l’art et de la musique, d’un théologien, d’un juriste. Exposition tenue au musée des Beaux-Arts de Bilbao, 7 février – 15 mai 2011.
600 pages (2 vol.) 165 illustrations
ISBN : 978-84-96763-29-6

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe e et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Corinne Charles

Pharmacies et pharmaciens en Suisse romande aux XVe–XVIe siècles

La parution :

Première étude sur les origines de l’histoire de la pharmacie en Suisse romande à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance.
Ed. Université de Genève, Genève 2005,44 pages, 33 illustrations
ISBN : 2-8399-0047-5

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe e et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Corinne Charles

Victor Hugo, visions d’intérieur : du meuble au décor

La parution :

Premier livre sur un aspect inconnu du talent de Victor Hugo : créateur de mobilier et décorateur d’intérieur. Hugo se révèle à la fois attaché au goût du xixe siècle (redécouverte du Moyen Âge et arrivée en France de l’art du Japon), mais aussi visionnaire dans sa conception d’une architecture de verre et de fer.
Paris, éditions Paris-Musées, 2003, 112 pages, 79 illustrations, éd. en français et en anglais
ISBN : 2-87900-768-2

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Corinne Charles

Stalles sculptées du XVe siècle. Genève et le duché de Savoie

La parution :

Étude stylistique et historique détaillée des stalles de la cathédrale Saint-Pierre et du temple de Saint-Gervais de Genève. Première publication intégrale de leurs motifs sculptés. Présentation des ensembles de stalles voisins en Suisse, France et Italie.
Paris, éditions Picard, 1999, 286 pages, 500 illustrations couleur
ISBN : 2-7084-0574-8

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe e et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Cyrille Chatelain

« Entrer dans la noblesse entre 1345 et 1483 : l’exemple des maires et échevins d’Amiens »

Article paru dans Revue du Nord, t. 100
janvier-mars 2018, n° 424, p. 33-97

L’article :

Il est difficile de trouver des maires, des échevins d’Amiens et des parents proches de ces derniers entrés dans la noblesse avant les années 1340 alors qu’ils sont nombreux à se dire nobles dans la seconde moitié du xvie siècle. Cet article tente, dans un premier temps, de montrer les étapes de cette évolution pour la période 1345-1483. Les difficultés de la royauté des Valois dans les années 1340 et 1350, le retour de la stabilité politique en Picardie entre les années 1370 et le début des années 1410 engendrent une succession de rapprochements différents entre une partie de l’élite urbaine et la noblesse. Entre les années 1440 et les années 1470, le rapport entre l’élite amiénoise et la noblesse est profondément modifié avec la forte hausse du nombre d’Amiénois affirmant leur noblesse. Dans un deuxième temps, l’article analyse le lien entre ces entrées dans la noblesse et l’économie, le commerce, la fiscalité, le contexte politique et social, l’affirmation de l’État, la défense de la ville, les stratégies matrimoniales.

L’article est disponible sur Cairn : https://www.cairn.info/revue-du-nord-2018-1-page-33.htm

L’auteur :

Né à Amiens, Cyrille Chatellain a fait des études d’histoire à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne au terme desquelles il a eu l’agrégation. Il a commencé sous la direction de Bertrand Schnerb une thèse sur les maires et échevins d’Amiens entre 1345 et 1483, qu’il n’a pas menée à son terme. Il poursuit cependant ses recherches sur le sujet. Il travaille actuellement à la Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France. Il a effectué des recherches sur Guy de Baudreuil, commanditaire des stalles de l’abbaye Saint-Martin-aux-Bois. Il a publié cette année dans la Revue du Nord un article sur les maîtres de la confrérie du Puy Notre-Dame d’Amiens. Son intérêt récent pour l’histoire de l’art amiénois et ses échanges avec Kristiane Lemé-Hébuterne au sujet des stalles l’ont conduit à proposer une intervention lors de ce colloque.


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Cyrille Chatelain

« Poésie, théâtre, fête, piété mariale et société à Amiens au xve siècle. Étude prosopographique des cent premiers maîtres du Puy Notre-Dame d’Amiens (1389-1489) »

Article paru dans Revue du Nord, t. 102
juillet-septembre 2020, n° 436, p. 551-601

L’article :

Pour mieux connaître le Puy Notre-Dame d’Amiens entre 1389 et 1489, l’auteur propose une approche sociale et prosopographique de la liste des maîtres. Cette forme de sociabilité culturelle et religieuse qui associait poésie et culte de la Vierge Marie existait dans d’autres villes du nord du royaume de France. Les maîtres du Puy Notre-Dame d’Amiens apparaissent essentiellement comme des présidents de jurys de concours de poésie religieuse et comme les organisateurs d’une grande fête annuelle chaque 2 février, jour de la Chandeleur, fête de la Purification de la Vierge Marie, et d’autres concours et activités littéraires pendant un an. L’analyse propose une étude des liens entre les cent premiers maîtres du Puy Notre-Dame d’Amiens (1389-1489) et le théâtre sous toutes ses formes. Les données biographiques recueillies sur chacun de ces maîtres du Puy Notre-Dame permettent d’étudier la part des professionnels de la justice et de l’écrit dans cet ensemble, celle des membres du clergé, des artisans et des marchands, puis celle de l’élite dirigeante de la ville. Une dernière partie est consacrée à la place méconnue de la politique dans cette confrérie à cette époque. https://www.cairn.info/revue-du-nord-2020-3-page-551.htm

L’auteur :

Né à Amiens, Cyrille Chatellain a fait des études d’histoire à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne au terme desquelles il a eu l’agrégation. Il a commencé sous la direction de Bertrand Schnerb une thèse sur les maires et échevins d’Amiens entre 1345 et 1483, qu’il n’a pas menée à son terme. Il poursuit cependant ses recherches sur le sujet. Il travaille actuellement à la Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France. Il a effectué des recherches sur Guy de Baudreuil, commanditaire des stalles de l’abbaye Saint-Martin-aux-Bois. Il a publié cette année dans la Revue du Nord un article sur les maîtres de la confrérie du Puy Notre-Dame d’Amiens. Son intérêt récent pour l’histoire de l’art amiénois et ses échanges avec Kristiane Lemé-Hébuterne au sujet des stalles l’ont conduit à proposer une intervention lors de ce colloque.


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Cyrille Chatelain

« Guy de Baudreuil abbé de Saint-Martin-aux-Bois et les siens : des parcours entre l’église, le pouvoir princier et le pouvoir royal »

Article paru dans J. Colaye, K. Lemé-Hébuterne, dir., Chanoines réguliers et acteurs politiques en Europe occidentale du xie au xvie siècle. Actes de la septième journée d’étude du 25 mai 2019 à Saint-Martin-aux-Bois, CAHMER, 2020, vol. 34, p. 39-70

L’article :

L’article étudie l’univers relationnel de Guy de Baudreuil, abbé de Saint-Martin-aux-Bois (Oise) de 1492 à 1531, et de ses proches parents, leurs parcours au sein de l’église, leurs liens avec les pouvoirs royal et princier. L’implantation de Guy de Baudreuil et de ses proches au sein de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Bois et de ses prieurés picards et franciliens est étudiée dans un premier temps. Les liens avec Paris et la puissante famille des Orléans-Longueville sont évoqués dans un second temps. Guy de Baudreuil et son frère Jean ont joué un rôle majeur dans la gestion des biens de cette branche illégitime de la famille des Valois-Orléans, très proche par les liens du sang des rois Louis XII et François 1er. Les liens de Guy de Baudreuil et de ses proches avec le Nivernais et le Bourbonnais font l’objet d’une dernière partie. En 1531, Guy de Baudreuil abandonne sa dignité d’abbé de Saint-Martin-aux-Bois pour devenir abbé de l’abbaye bénédictine de Corbigny, située entre Château-Chinon et Clamecy. Les œuvres d’art commandées par Guy de Baudreuil ont toute leur place dans cet article dans la mesure où elles sont souvent liées aux thèmes étudiés.

L’auteur :

Né à Amiens, Cyrille Chatellain a fait des études d’histoire à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne au terme desquelles il a eu l’agrégation. Il a commencé sous la direction de Bertrand Schnerb une thèse sur les maires et échevins d’Amiens entre 1345 et 1483, qu’il n’a pas menée à son terme. Il poursuit cependant ses recherches sur le sujet. Il travaille actuellement à la Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France. Il a effectué des recherches sur Guy de Baudreuil, commanditaire des stalles de l’abbaye Saint-Martin-aux-Bois. Il a publié cette année dans la Revue du Nord un article sur les maîtres de la confrérie du Puy Notre-Dame d’Amiens. Son intérêt récent pour l’histoire de l’art amiénois et ses échanges avec Kristiane Lemé-Hébuterne au sujet des stalles l’ont conduit à proposer une intervention lors de ce colloque.


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Kristiane Lemé-Hébuterne

Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, Histoire et iconographie

La parution :

La cathédrale d’Amiens est un des rares édifices religieux en France à avoir conservé son ensemble de stalles presque intact, à l’abri de clôtures de pierre, depuis sa construction au début du xvie siècle. L’ouvrage replace cette construction dans le contexte historique, humain et matériel, en présentant chanoines et artisans, puis en retraçant les étapes de la réalisation de ce mobilier, avant d’en étudier le programme iconographique qui unit intimement Ancien Testament et vie de la Vierge, programme sculpté avec un grand nombre de détails concrets qui dévoilent la vie quotidienne de la micro-société qui vit à l’abri du chœur depuis cinq siècles.
Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie-Picard éd., 2007
268 p., ISBN : 978-2-70840-792-3

L’auteur :

Kristiane Lemé-Hébuterne, docteur en histoire de l’art, est chercheur associé à l’UR 4284 TrAme de l’Université de Picardie Jules Verne, membre du groupe de recherche des Fasti Ecclesiae Gallicanae et du groupe Collégiales, membre de l’Association Misericordia International, et présidente de l’Association Stalles de Picardie. Elle se consacre depuis des années aux recherches sur les stalles médiévales, qu’elle étudie sous différentes facettes : ce sont d’abord des sièges utilisés par des religieux pour la liturgie, c’est un mobilier construit par des artisans qui mettent en œuvre des techniques précises, et ce sont aussi des supports d’une iconographie sculptée, ou, plus rarement, peinte, très variée, qui renvoie une certaine image de l’époque de sa réalisation. Kristiane Lemé-Hébuterne organise régulièrement, en collaboration avec Julie Colaye, TrAme, les journées d’études de Saint-Martin-aux-Bois.


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Kristiane Lemé-Hébuterne

Les stalles de l’église de Saint-Martin-aux-Bois

La publication :

L’église de Saint-Martin-aux-Bois (Oise), aujourd’hui paroissiale, joyau d’art gothique, a le privilège d’avoir conservé une partie de l’ensemble de stalles de la fin du xve siècle construit à l’intention des chanoines qui s’y rassemblaient nuit et jour pour prier et chanter. C’est un des rares ensembles (si l’on excepte celui de la cathédrale d’Amiens) qui, en Picardie, témoigne encore à la fois de la vie religieuse et du savoir-faire des artisans du bois.
L’étude ici présentée, menée des points de vue historique, technique, iconographique, met en valeur la richesse de ce mobilier qui permet non seulement de sourire en découvrant les proverbes illustrés sur certaines miséricordes, mais aussi de mieux comprendre la société du Moyen Âge finissant, complexe et pleine de vitalité.
éd. Stalles de Picardie-Encrage, 2016, 160 p., ISBN 978-2-36058-071-2

L’auteur :

Kristiane Lemé-Hébuterne, docteur en histoire de l’art, est chercheur associé à l’UR 4284 TrAme de l’Université de Picardie Jules Verne, membre du groupe de recherche des Fasti Ecclesiae Gallicanae et du groupe Collégiales, membre de l’Association Misericordia International, et présidente de l’Association Stalles de Picardie. Elle se consacre depuis des années aux recherches sur les stalles médiévales, qu’elle étudie sous différentes facettes : ce sont d’abord des sièges utilisés par des religieux pour la liturgie, c’est un mobilier construit par des artisans qui mettent en œuvre des techniques précises, et ce sont aussi des supports d’une iconographie sculptée, ou, plus rarement, peinte, très variée, qui renvoie une certaine image de l’époque de sa réalisation. Kristiane Lemé-Hébuterne organise régulièrement, en collaboration avec Julie Colaye, TrAme, les journées d’études de Saint-Martin-aux-Bois.


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Kristiane Lemé-Hébuterne

Stalles en Provence Les stalles médiévales de la cathédrale Notre-Dame d’Embrun

La parution :

Ce livre aborde pour la première fois le sujet des stalles en Provence et contient, en particulier, une première étude des stalles médiévales de la cathédrale Notre-Dame d’Embrun et des cathédrales Sainte-Marie de Vence et Saint-Léonce de Fréjus. L’ouvrage traite en réalité de quatre ensembles de stalles, puisque la cathédrale d’Embrun abrite deux ensembles d’origines différentes : celui des chanoines, du xive siècle, et un autre, du xve siècle, provenant vraisemblablement du couvent des Cordeliers de la ville d’Embrun. Ces quatre ensembles sont étudiés du point de vue de leur histoire, complexe, des techniques de construction, et de leur décoration. L’étude est accompagnée d’un catalogue de sa riche iconographie et d’un glossaire, utiles à la découverte de ce patrimoine peu connu du public.
Aurorae Libri, 2021, 138 p., 143 ill. couleur.
ISBN : 978-2-917221-22-8

L’auteur souhaite exprimer ici ses remerciements à Cyrille Chatellain, dont l’intérêt pour les stalles lui a valu d’apporter une aide au cours de ces recherches en émettant des hypothèses sur l’origine des stalles de l’avant-chœur de la cathédrale d’Embrun, hypothèses qu’il a pu étayer grâce à divers documents d’archives. Une note de bas de page dans l’ouvrage aurait dû le signaler, mais a malencontreusement disparu : l’auteur tient à réparer ici cette erreur, et à remercier Cyrille pour cette découverte.

L’auteur :

Kristiane Lemé-Hébuterne, docteur en histoire de l’art, est chercheur associé à l’UR 4284 TrAme de l’Université de Picardie Jules Verne, membre du groupe de recherche des Fasti Ecclesiae Gallicanae et du groupe Collégiales, membre de l’Association Misericordia International, et présidente de l’Association Stalles de Picardie. Elle se consacre depuis des années aux recherches sur les stalles médiévales, qu’elle étudie sous différentes facettes : ce sont d’abord des sièges utilisés par des religieux pour la liturgie, c’est un mobilier construit par des artisans qui mettent en œuvre des techniques précises, et ce sont aussi des supports d’une iconographie sculptée, ou, plus rarement, peinte, très variée, qui renvoie une certaine image de l’époque de sa réalisation. Kristiane Lemé-Hébuterne organise régulièrement, en collaboration avec Julie Colaye, TrAme, les journées d’études de Saint-Martin-aux-Bois.


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Cécile d’Anterroches

« Ovide et Gregor Reisch sur les miséricordes des stalles de Georges Ier d’Amboise, créées pour le château de Gaillon (1509) »

Article paru dans Sandra Provini, Xavier Bonnier, Gérard Milhe Poutingon, dir., La Renaissance à Rouen : l’essor artistique et culturel dans la Normandie des décennies 1480-1530, Actes du colloque international, 18-20 juin 2015, Université de Rouen, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2019, p.171 – 180.

Cécile d’Anterroches

Thèse : Georges 1er d’Amboise humaniste : les stalles du château de Gaillon, dialogue des sibylles et des vertus

Le cardinal Georges Ier d’Amboise est connu pour ses fonctions cléricales et politiques. Lorsqu’il eut atteint le faîte de sa gloire, en réunissant les fonctions apostolique de légat en France et en Avignon et politique de premier conseiller du roi Louis XII, il fit construire à Gaillon un splendide palais privé, au sein duquel il fit édifier plusieurs chapelles. Un ensemble de stalles a été construit, entre 1509 et 1518, pour la chapelle haute dont l’abside se superpose exactement à celle de la chapelle basse. Ces stalles sont conservées dans la basilique Saint-Denis, et sont la seule œuvre, parmi celles que le cardinal a commandées qui nous soit parvenue dans une intégrité pratiquement totale. À l’image du château de Gaillon elles présentent une mixité de style propre à leur époque, alliant avec bonheur les vocabulaires gothiques et antiques. Des artisans italiens sont venus en 1509 sur le chantier, ils ont créé les panneaux de marqueterie. Parmi eux était Giovanni Barili qui a mené cette équipe. Tous les éléments innovants ont été réalisés cette année-là. Le décès du cardinal, en 1510, a bloqué le chantier, repris en 1516 par Nicolas Castille. Il a créé quelques éléments mais pas suffisamment pour réaliser les quatorze stalles prévues au programme, donc elles ne sont que douze. Les éléments qui ont été restaurés ou créés sous Viollet-le-Duc n’ont pas modifié l’aspect ni l’iconographie de l’ensemble. Les scènes sculptées sont choisies dans les vies de saints ou se sont inspirées de gravures de la Margarita philosophica de G. Reisch ou des Métamorphoses d’Ovide. Les scènes marquetées font appel au Calendrier des bergers, au livre d’Heures de Louis de Laval et le dialogue entre les sibylles et les vertus les relie au recueil des Institutions Divines de Lactance. L’esprit humaniste de Georges Ier d’Amboise a donc pu se révéler dans la valorisation de l’esprit antique et le soin qu’il a mis à dispenser cette culture.
http://theses.fr/2020NORMR058 

Voir aussi :
Site des stalles de Gaillon : http://stalles.gaillon.free.fr
Article Wikipedia sur les stalles de Gaillon :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stalles_de_la_Basilique_Saint-Denis_origine_château_de_Gaillon

L’auteur :

Après une vie professionnelle consacrée aux sciences des matériaux et aux nouvelles technologies d’information et de communication, Cécile Meneau d’Anterroches se consacre désormais à la recherche en histoire de l’art. Son Master 2 Recherche en Histoire de l’Art, à l’Université Pierre Mendès-France de Grenoble, en 2014, portait sur les marqueteries des stalles du château de Gaillon. Son doctorat en Langues et Littératures françaises, soutenu en 2020 à l’Université de Rouen, est intitulé « Georges Ier d’Amboise humaniste. Les stalles du château de Gaillon, dialogue des sibylles et des vertus ».


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Florent Meunier

Martin et Pierre Chambiges, architectes des cathédrales flamboyantes

La parution :

Consacrée à l’architecte Martin Chambiges (vers 1455-1532), grande figure de l’art gothique flamboyant, et à son fils et successeur Pierre Chambiges (mort en 1544), cette étude menée en trois parties offre une vision du métier d’architecte autour de 1500, suivie d’une analyse des monuments conçus par les Chambiges, notamment les cathédrales de Sens, Beauvais, Troyes et Senlis, et s’achève par l’observation du style propre à cette famille d’architectes passée à la postérité. Nombreuses photographies et plans en couleurs.

Préface d’Alain Erlande-Brandenburg, 2015, 359 p., 235 ill. couleur
ISBN : 978-2-7084-0975-0

L’auteur :

Diplômé de l’École des chartes et docteur en histoire de l’art, Florian Meunier a été conservateur au musée Carnavalet-Histoire de Paris, en charge du Moyen Âge et de la Renaissance, et est actuellement conservateur en chef au département des Objets d’art du Louvre, chargé des collections du haut Moyen Âge et de l’art roman. Il enseigne l’histoire de l’art du Moyen Âge à l’École du Louvre, à l’École des chartes et à l’École de Chaillot. Il a publié plusieurs ouvrages et articles sur l’art gothique et l’art de la Renaissance, la sculpture médiévale et l’histoire de Paris. Il a commencé à étudier les archives de la cathédrale de Troyes lors de sa thèse d’École des chartes sur les Chambiges, architectes auxquels il a consacré un livre aux éditions Picard en 2015.


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Charlotte Wytema

Catalogue de l’exposition Zuiderburen. Portretten uit Vlaanderen 1400-1700

La parution :

Dans cet ouvrage, comme dans l’exposition, défilent sous nos yeux trois siècles de portraits flamands grâce aux meilleurs portraits du Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers, complétés par des chefs-d’œuvre du Mauritshuis de La Haye et du Rijksmuseum d’Amsterdam. Nous nous trouvons face à des nobles et de riches citoyens immortalisés par les peintres les plus célèbres de leur époque, tels que Rogier van der Weyden, Hans Memling, Peter Paul Rubens et Anthony van Dyck, mais aussi par des noms moins connus comme le Maître de Francfort, Cornelis de Vos et Michaelina Wautier. Tous ces portraits font encore forte impression en raison de leur qualité réaliste. En même temps, ils montrent comment les gens voulaient être vus. L’apparence et l’être : voilà ce qu’est le portrait. Cette publication richement illustrée, avec de nombreuses photos détaillées, est une invitation à la contemplation, et à la comparaison.

Catalogue Zuiderburen. Portretten uit Vlaanderen 1400-1700 (Mauritshuis, La Haye, 2017) (« Voisins du sud. Portraits de Flandres 1400-1700)

L’auteur :

Charlotte Wytema est étudiante en quatrième année de doctorat au Courtauld Institute of Art. Supervisée par le professeur Susie Nash, sa recherche porte sur l’émergence, la fonction et la réception de l’iconographie de la « Vierge aux quinze symboles » en France et dans les Pays-Bas méridionaux vers 1500-1550. Charlotte a obtenu son BA (2013) et son MA (2016) en histoire de l’art et en études curatoriales à l’Université de Groningue aux Pays-Bas, et a travaillé au Mauritshuis (La Haye), à la Courtauld Gallery et au Metropolitan Museum of Art. Elle effectue actuellement un stage CHASE de six mois à la National Gallery de Londres. Charlotte Wytema est également l’auteur de notices de catalogues de diverses expositions, notamment Flemish Drawings in the Courtauld Gallery, Complete Catalogue, C. White and K. Gottardo (ed.), London (à paraître 2022).


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Charlotte Wytema

Faces Then : Portraits de la Renaissance aux Pays-Bas

Ambrosius Benson Portrait of a Man c. 1530 Huile sur bois Private Collection

La parution :

À la Renaissance, l’art du portrait a connu un essor sans précédent. L’individu a désormais une place dans la société et la bourgeoisie fortunée souhaite se faire représenter. FACES THEN, exposition au BOZAR, Bruxelles, 2015, permet de découvrir 50 portraits du xvie siècle, réalisés par des maîtres comme Quentin Metsys, Joos van Cleve ou Joachim Beuckelaer. Ces peintres ont immortalisé leurs contemporains dans des toiles d’une grande beauté et particulièrement détaillées. Ces portraits, peints dans les principaux centres des Pays-Bas, font la synthèse entre réalisme et idéalisation, une geste esthétique qui leur confère une valeur inestimable.
Charlotte Wytema a participé, par la réalisation de plusieurs notices, à ce catalogue :
Faces Then : Portraits de la Renaissance aux Pays-Bas, T.-H. Borchert et K. Jonckheere (ed.), (2015)

L’auteur :

Charlotte Wytema est étudiante en quatrième année de doctorat au Courtauld Institute of Art. Supervisée par le professeur Susie Nash, sa recherche porte sur l’émergence, la fonction et la réception de l’iconographie de la « Vierge aux quinze symboles » en France et dans les Pays-Bas méridionaux vers 1500-1550. Charlotte a obtenu son BA (2013) et son MA (2016) en histoire de l’art et en études curatoriales à l’Université de Groningue aux Pays-Bas, et a travaillé au Mauritshuis (La Haye), à la Courtauld Gallery et au Metropolitan Museum of Art. Elle effectue actuellement un stage CHASE de six mois à la National Gallery de Londres. Charlotte Wytema est également l’auteur de notices de catalogues de diverses expositions, notamment Flemish Drawings in the Courtauld Gallery, Complete Catalogue, C. White and K. Gottardo (ed.), London (à paraître 2022).


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Colloque et journée d’études des 21 et 22 mai 2021 – 500 ans des stalles de la cathédrale d’Amiens

Ce colloque et la journée d’études sur les sièges qui l’a précédé ont permis la rencontre de chercheurs de diverses disciplines, littéraires, historiens, historiens de l’art, musiciens et musicologues, archéologues, qui se sont intéressés aux stalles et, en particulier, à celles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, posées dans le chœur il y a cinq cents ans. C’est l’emplacement qu’elles occupent encore actuellement, sans avoir subi de grande modification depuis 1521.

La journée d’études a été consacrée aux sièges en général, qui, depuis l’Antiquité, ont permis aux grands de ce monde d’affirmer d’une façon visible leur autorité. Notons la communication de Florence Piat sur les stalles du duché de Bourgogne, pour lesquelles quelques contrats ont été conservés, qui permettent de mieux connaître les artisans et le déroulement des travaux.

La journée d’études s’est terminée par une conférence en duo, présentée par François Séguin et Kristiane Lemé-Hébuterne : cette dernière a raconté comment en 2014 une miséricorde rappelant fortement les miséricordes amiénoises a fait sa réapparition sur le marché de l’art, et a pu être achetée par les associations Stalles de Picardie et Misericordia International, pour être offerte au Musée de Picardie. François Séguin a présenté les résultats des analyses faites sur cette miséricorde mais également sur d’autres éléments, provenant vraisemblablement de stalles, possédés par ce musée. Ces recherches récentes permettent de situer, à Amiens ou dans les environs, la construction d’un ensemble de stalles dont les miséricordes étaient consacrées à la Passion du Christ (en tout ou partie), dans les années 1530.

Kristiane Lemé-Hébuterne a ouvert le vendredi 21 mai le colloque consacré aux stalles, en présentant à la fois l’ensemble de stalles de la cathédrale d’Amiens et les différentes communications du colloque. La présentation des stalles, rapide, a insisté sur les spécificités de l’ensemble : présence d’un programme iconographique religieux sur les jouées, mais aussi sur les miséricordes, pour la première fois en France (du-moins parmi les ensembles parvenus jusqu’au xxie siècle), importance des représentations musicales…

Les trois premières communications de la matinée, fondées sur les études des archives, se sont intéressées aux religieux et aux artisans qui ont œuvré pour les stalles. Sofiane Abdi a tout d’abord évoqué les chanoines dans leur vie quotidienne au chœur, fournissant des informations qui permettent de comprendre la vie du chapitre canonial (hiérarchie qui se reflète dans les places occupées dans les stalles, déplacements dans le chœur, etc.).

Florian Meunier a également rencontré les chanoines à travers les archives, et plus précisément dans leurs relations, parfois difficiles, avec les artisans des stalles de la cathédrale de Troyes (1525-1532). Ces stalles (trop riches selon les chanoines) ont disparu, mais ces archives permettent de suivre le déroulement du chantier de façon concrète.

Les recherches que mène Cyrille Chatellain sur les élites bourguignonnes et picardes l’incitent à accorder une large place aux commanditaires et aux artisans issus des Pays-Bas dans la construction des stalles des diocèses d’Amiens et Beauvais.

Les religieux qui prenaient place dans les stalles peuvent être approchés, outre par les textes d’archives, par des traces laissées, sans doute involontairement : Thibaut Cardon, Christine Cercy et Corinne Gardais ont participé au chantier de fouilles du couvent des Dames de l’Abbiette, Dominicaines de Lille, et ont pu retrouver environ trois cents objets qui avaient glissé sous les stalles : accessoires vestimentaires, grains de chapelet, lunettes, dés à jouer, et un certain nombre de pièces de monnaie, dont un florin d’or au Christ, frappé par l’évêché d’Utrecht et vraisemblablement porté en médaille.

Les stalles commandées par Georges Ier d’Amboise pour la chapelle du château de Gaillon, résidence des archevêques de Rouen, sont à peu près contemporaines de celles de la cathédrale d’Amiens, dont elles sont très différentes, aussi bien du point de vue du style que de l’iconographie ; ornées de panneaux de marqueterie, elles présentent cependant des points communs avec le décor de la cathédrale amiénoise : présence de sibylles, représentation de saint Jean-Baptiste, et « portrait » d’Anne de Bretagne (sur les stalles de Gaillon et sur un revers de jouée d’Amiens).

Le programme iconographique des stalles de la cathédrale amiénoise a été abordé par l’étude du panneau inférieur de la jouée de la stalle d’honneur, dite du doyen, par Charlotte Wytema : la Vierge aux quinze symboles exprime de façon synthétique le concept de l’Immaculée Conception (sa place avant la conception physique de la Vierge par Anne et Joachim ne laisse aucun doute). Cette image fait son apparition à Paris vers 1500 et se diffuse très rapidement à travers l’Europe occidentale, reprise de façon quasiment identique, bien avant l’affirmation, en 1854, du dogme de l’Immaculée Conception.

La journée du vendredi s’est terminée par deux communications portant sur l’environnement des stalles. Corinne Charles s’est intéressée aux tapisseries ou tentures qui, à l’occasion de certaines cérémonies, venaient enrichir le décor de l’intérieur des églises : peu de ces pièces ont été conservées, mais on peut encore voir le cycle des tapisseries de l’abbatiale Saint-Robert de la Chaise-Dieu, ou celui de la collégiale Notre-Dame de Beaune. Il existait aussi des tentures plus simples, de taille plus modeste, comme en témoignent les archives des Dames de l’Abbiette, évoquées précédemment par Christine Cercy.

Enfin, avec Miki Witmond, nous avons quitté les stalles, pour regarder la clôture qui ferme le chœur de l’église Saint-Gommaire d’Enkhuizen (Pays-Bas). Le décor de cette clôture, construite en 1542, sans doute par Pauwels van der Schelden, n’est pas qu’une simple ornementation mais peut être lu à trois niveaux, chaque figure devant être interprétée comme un acteur qui joue différents rôles en même temps et se situe donc en même temps dans plusieurs histoires. Ajoutons que la musique a une large place dans ce décor, par de nombreuses représentations de chanteurs et danseurs, mais aussi par la présence de l’hymne de saint Jean Baptiste, Ut queant laxis.

La matinée du samedi a été tout entière consacrée à la musique, dans ses diverses représentations sculptées. Frédéric Billiet qui, en 1982, avait étudié le concert imaginaire dans les stalles d’Amiens, a complété le corpus des instruments qu’il avait identifiés à l’époque : 54 instruments différents sont sculptés à travers les stalles amiénoises, aussi bien dans les scènes religieuses que sur les appuis-main, mais toujours de façon détaillée. De nombreux instruments sculptés dans le bois se retrouvent dans les archives amiénoises, comme la chalemie jouée par les Ménétriers amiénois, dont le magnifique costume est révélé par un appui-main.

Valérie Nunes-Le Page, chanteuse, s’intéresse évidemment aux représentations des chanteurs, chanoines, chantres dans les stalles, mais aussi sur les enluminures, où ils se tiennent dans les stalles, autour d’un lutrin mobile ou au centre du chœur.

Raffaella Bortolini a recherché particulièrement les aérophones pour lesquels elle souhaite établir une typologie. Certains sont aisément reconnaissables, comme la cornemuse, ou la flûte traversière dont la position horizontale ne laisse aucun doute. Pour d’autres, il faut veiller à la présence de certains détails : la petite fenêtre en haut de l’instrument permet de différencier la flûte à bec de la chalemie, dont l’anche, cachée par les lèvres du joueur, est rarement visible. Mais il faut tenir compte aussi des contraintes liées au support, qui obligent parfois les artisans à présenter les instruments dans une disposition peu réaliste.

Ces trois intervenants participent à la base de données Musiconis qui présente et analyse les performances musicales (musiciens, chanteurs, danseurs) figurées sur les supports médiévaux (viiie-xvie siècles). http://musiconis.huma-num.fr

À défaut de pouvoir visiter les stalles de la cathédrale, Frédéric Billiet a proposé, pour terminer ce colloque, une promenade virtuelle dans le chœur et la nef de la cathédrale d’Amiens, grâce aux enregistrements musicaux réalisés avec Stephen Murray et l’université de Columbia : http://projects.mcah.columbia.edu/amiens-arthum/presence-clergy

Ces trois journées se sont déroulées en visio-conférence, grâce aux services techniques de l’Université de Picardie Jules Verne, que nous remercions chaleureusement. Le public n’était pas absent : attentif et fourni, il a pu suivre les communications et intervenir dans les débats, posant de nombreuses questions sur les stalles et leurs occupants.

La plupart des communications prononcées lors de ces trois jours vont être mises en ligne prochainement sur le site de l’équipe de recherche TrAme de l’Université de Picardie Jules Verne. L’adresse sera bientôt indiquée sur le site de votre association !

Les Actes du colloque organisé à Amiens en mai 2021 ont été publiés par Stalles de Picardie et Misericordia International. Voir la page Publications


Si vous souhaitez faire plus ample connaissance avec les intervenants du colloque, vous trouverez ICI quelques titres et courts résumés d’articles ou de livres qu’ils ont publiés (et que vous pouvez trouver en bibliothèque ou vous procurer en librairie). 

Colloque « Stalles d’Amiens – 500 ans ! »

Le colloque commémorant les 500 ans de la pose des stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens est organisé par les associations Stalles de Picardie et Misericordia International, en partenariat avec le Musée de Picardie, l’Unité de Recherche TrAme 4284 de l’Université de Picardie Jules Verne, l’Institut de Recherche en Musicologie IReMus UMR 8223 Sorbonne Université, la Société des Antiquaires de Picardie et Amiens métropole.

Pour respecter les contraintes liées à la situation sanitaire, et ne pas mettre en danger la santé des participants, ce colloque se déroulera à distance, les vendredi 21 et samedi 22 mai. Il sera précédé par une journée d’études « Stalles, chaires et sièges ».

Toutes les communications seront présentées en visio-conférence (grâce à Zoom) et des moments de discussion et d’échange sont prévus. Ce sera moins agréable qu’une véritable rencontre, mais il nous a semblé préférable de maintenir le colloque au mois de mai. Bien sûr, nous ne pourrons faire les visites prévues, et nous le regrettons, mais nous avons choisi la prudence.

Vous trouverez le programme des trois journées ci-joint.

Pour suivre les diverses communications, il vous suffira de vous connecter, en copiant/collant l’adresse suivante dans votre navigateur :

https://u-picardie-fr.zoom.us/s/87063180870

et, si votre ordinateur le demande, de donner les informations suivantes :

ID de réunion: 870 6318 0870

Code de secret : 255263

Vous pouvez diffuser le programme et le lien à toute personne intéressée par nos travaux.

En espérant vous retrouver nombreux, derrière nos écrans…

Vœux 2021

Chers amis,

L’association Stalles de Picardie et moi-même vous présentons tous nos voeux pour l’année 2021. Qu’elle vous permette de réaliser vos projets, et de rattraper ce que vous n’avez peut-être pas pu faire en 2020…

Pour notre association, l’année 2020 n’a pas été entièrement négative. Bien sûr nous n’avons pu réunir le colloque des 500 ans des stalles de la cathédrale d’Amiens. Nous avons préféré le reporter à l’année 2021 plutôt que de le faire en visio-conférence (pour l’instant, nous envisageons les dates des 21 et 22 mai 2020, si le virus le veut bien…).

Mais nous avons pu publier les Actes de la journée d’études 2019 sur les Chanoines réguliers et le pouvoir politique (vous pouvez commander ce volume ICI).

Par ailleurs, les travaux de restauration du chevet de l’église de Saint-Martin-aux-Bois avancent normalement.

Nous vous souhaitons une très bonne année 2021, qui nous permettra, espérons-le, de nous retrouver autour des stalles…

Bien amicalement,

Kristiane Lemé-Hébuterne


Dear friends,

Stalles de Picardie and I wish you all the best for the year 2021. May it allow you to realise your projects, and make up for what you may not have been able to do in 2020 .

For our association, the year 2020 was not entirely negative. Of course we were unable to hold the conference on the 500 years of the stalls of Amiens Cathedral. We preferred to postpone it to the year 2021 rather than do it by videoconference (for the moment, we are considering the dates of 21 and 22 May 2020, if the virus allows it…).

But we were able to publish the Acts of the 2019 Study Day on the Canons and Political Power (you can order this volume HERE).

Moreover, the restoration work on the chevet of the church of Saint-Martin-aux-Bois is progressing normally.

We wish you a very happy New Year 2021, which will hopefully allow us to meet again around the stalls …

Best wishes,

Kristiane Lemé-Hébuterne

Lettre d’information n°62 – septembre 2020

Assemblée Générale du 5 septembre 2020

Compte-rendu

Le samedi 5 septembre 2020, à 14 h 30, les membres de Stalles de Picardie, dûment convoqués par convocation en date du 30 juillet 2020, se sont réunis en la salle communale de Saint-Martin-aux-Bois pour l’assemblée générale annuelle, sous la présidence de Kristiane LEME, présidente.

Présents : A. Bonte, M. Fatras, P. Feugey, R. Gardin, D. Gasulla, C. Guizard, M-C. Guizard, Th. Hainsselin, J. Jacquand-Sebbe, H. Le Pochat, A. Lebrun, Kr. Lemé, E. Marsaux, B. Minart, P. Neveux, Ph. Stoeckel, B. Thiou, V. Villain

Excusés et ayant donné pouvoir : J. de Beurville, J. Bondrole, R. Bulan, C. Chatellain, A. Guyard, G. Hébuterne, A. Le Faou, P. Lemé, V. Lesert, P. Morel, R. Verhun

Quorum à atteindre en fonction du nombre de membres à jour de cotisation 2019 : 30 personnes
11 pouvoirs et 18 présents : le quorum est presque atteint. Compte tenu de la situation sanitaire, et l’Assemblée générale ayant déjà dû être reportée, nous considérons (après vote des présents) que la présente AG peut se tenir : le compte rendu sera envoyé à tous pour approbation.

Ordre du Jour :

  • Bilans de l’année 2019 : moral, d’activités, financier. Discussion, approbation des bilans.
  • Renouvellement des membres du CA (sortants en 2020 : Alain Bonte, Claude Boulet et Véronique Villain).
  • Activités pour l’année 2020 :
    • Publication des Actes de la 7e journée d’étude à Saint-Martin-aux-Bois, sur les chanoines réguliers
    • Journées du patrimoine, 21 et 22 septembre : la tête dans les étoiles – Annulation
    • Colloque « Les stalles d’Amiens : 500 ans »
    • Travaux de restauration de l’abside de l’église…
    • Préparation d’une exposition sur les stalles de Saint-Martin-aux-Bois
  • Présentation du budget 2020
  • Débat et questions diverses
  • Clôture de l’AG
  • Le scoop final

Mais tout d’abord : appel des questions diverses. Étant donné l’absence de questions diverses, nous commençons notre ordre du jour.

I – Bilan moral :

Nombre d’adhérents 60 + 5 membres d’honneur, : en 2020, pour l’instant 40 adhérents sont à jour de cotisation.

II – Bilan d’activités :

Rappel des activités, dont le compte-rendu a été présenté dans les dernières Lettres d’information.

Activités sur place légèrement réduites, parce que nous attendions le démarrage des travaux sur le chevet de l’église, qui finalement n’ont commencé qu’en 2020 :

  • 7 juillet, encore une belle journée de Métiers d’art organisée par Monique, notre vice-présidente. Nous avons accueilli environ 230 visiteurs ; malgré la défection de dernière minute d’un exposant et du guitariste qui devait faire l’animation musicale, la journée s’est très bien passée et a été appréciée. L’atelier calligraphie a eu un grand succès.
  • Dimanches d’été. Bonne fréquentation, pour une fois régulièrement répartie sur les différents dimanches : 152 visiteurs, toujours très intéressés, assez généreux (515 € de ventes, 293 € de dons, ce qui est bien pour 152 visiteurs)
  • Visites de groupe réalisées par Bernard. Quelques contacts pour des visites de groupe ont été repoussés vu les travaux d’où un moindre nombre de visites de groupe
  • Journées du patrimoine 2019 : nous n’avions pas prévu d’être présents pour les journées du patrimoine, les 21et 22 septembre, mais la Compagnie du Cerbère a proposé une animation, les Médiévales, qui ont attiré beaucoup de monde : 1500 personnes en deux jours !

Activités de recherche :

  • 25 mai, Journée d’étude sur les chanoines réguliers. Organisée une fois encore avec Julie Colaye, doctorante en histoire médiévale, et le soutien financier de l’équipe de recherche TrAme de l’UPJV. 9 intervenants, dont certains venant d’assez loin, ce qui montre que nos journées d’étude commencent à être connues et appréciées des chercheurs en histoire. Environ 25 personnes ont suivi les travaux. Nous avons reçu les remerciements de tous les participants pour la qualité de l’accueil.
  • Les Actes de la journée d’étude 2018 étaient prêts pour le 25 mai. Ils sont élaborés par Julie Colaye et moi-même, et nous bénéficions là aussi de l’aide financière de TrAme de l’Université de Picardie.

Activités pour la vie de l’association :

  • Site internet, page Facebook, Lettre d’Information numérique : tout cela a été repris par Marie-Christine Guizard qui a rénové le site (qui avait plus de 5 ans), l’a modernisé, rendu plus attrayant, a pris tout cela en charge, et notre association reçoit des félicitations de la part de ses membres mais aussi de personnes extérieures qui trouvent des informations qui les intéressent et peuvent communiquer avec nous plus facilement. Notre présidente reçoit des félicitations pour le site qu’elle partage avec Marie-Christine.
  • La Lettre d’Information a également été rénovée, et est envoyée par Internet à nos membres. Mais nous continuons la Lettre papier pour les membres qui n’ont pas Internet ou la préfèrent de façon traditionnelle. Dernières parutions : n° 59 en juin et n° 60 en décembre 2019.
  • Le Crédit agricole a lancé un concours J’aime mon association : il suffisait de voter par Internet pour une des associations proposées par les caisses locales du Crédit agricole. Quelques petits couacs informatiques… Nous avons eu une centaine de votes, ce qui n’est pas mal du tout par rapport à l’ensemble des votes puisque nous sommes ainsi parvenus en seconde place, mais nous n’avons pas gagné.
  • Nous avons réuni le CA deux fois, le 19 janvier et le 30 novembre 2019.
  • Et l’Assemblée générale le 4 mai 2019 : suivie d’une conférence par un architecte sur les travaux de l’abside

Ce bilan d’activité est accepté à l’unanimité des présents, aucune opposition ni abstention.

III – Bilan financier de l’année 2019 :

Dépenses :                 2 565,91 €
Gros postes de dépenses : frais de réception 808,52 €, Imprimerie 702,08 €

Recettes :                   4 143,37 €
Gros postes de recettes : adhésions 1 250 €, ventes d’ouvrages 1 193,70 €

Solde annuel :            + 1 577,46 €
Voir le tableau de détails de notre trésorier en annexe 1.

Bilan détaillé des manifestations 2019 (annexe 2) :
Journée des métiers d’art : solde final négatif de 111, 79 €
Journée d’étude : solde final positif de 117 € restant à notre charge (attention : le terme « inscriptions » correspond en fait à des repas et non des frais d’inscription)

Stocks (hors cartes postales et marque-pages, que nous offrons). Voir annexe 3.
Valorisation calculée avec abattement de 20 %

Au 31 décembre 2019, l’association disposait de 14 387,09 €

Les bilans sont soumis aux votes des membres et adoptés à l’unanimité, sans aucune opposition ni abstention.
À propos des tookets, notre Présidente fera un mail au Crédit Agricole pour le remercier et demander comment remercier ceux qui nous versent des tookets.
Rapidement, bilan actuel au 29 aout 2020 : sur le compte 1 266,18 €
                                               Livret A 14 196,54 €
                                               Total : 15 544,01 €

IV – Élections au CA :

Sortants en 2020 : Alain Bonte, Claude Boulet et Véronique Villain : ces trois personnes se représentent et sont réélues à l’unanimité des présents : aucune abstention ni opposition.
L’Assemblée générale reprend ensuite pour envisager l’avenir.

V – Propositions d’activités pour 2020 et l’année suivante :

  • Publication des Actes de la journée d’étude de mai 2019 : 150 exemplaires auraient dû être disponibles aujourd’hui mais un problème technique est intervenu chez l’imprimeur ! (le volume fera 180 pages env. dont 50 en couleurs : la machine les avait tirée en noir et blanc). Aide financière de l’Université de Picardie (env. 1 800 €. Reste à charge à prévoir de notre côté)
  • Journées du patrimoine, 19 et 20 septembre : l’église sera fermée, les visites impossibles. Nous avions envisagé une animation avec l’association Repères, comme il y a deux ans. Mais les contraintes liées à la Covid-19 rendent très difficile l’organisation de ce genre de manifestation : distance physique, impossibilité pour les visiteurs d’utiliser les télescopes et lunettes astronomiques, nécessité d’enregistrer les coordonnées des visiteurs pour les contacter en cas de COVID chez l’un des participants. Il nous a semblé plus sage de ne pas proposer une animation « au rabais » et d’annuler tout simplement.
  • Journée d’étude : l’année 2020 est celle des 800 ans de la cathédrale d’Amiens et des 500 ans des stalles d’Amiens (posées entre 1519 et 1521). S’il n’y aura pas de journée d’études en 2020 à Saint-Martin-aux-Bois, il y aura en revanche un colloque consacré à ces stalles, vendredi 20 et samedi 21 novembre, au musée de Picardie, avec un riche programme. Et des aides financières de l’Université, d’Amiens métropole, de la Société des Antiquaires de Picardie, et le soutien logistique et scientifique du musée de Picardie, et du diocèse. Organisation : Stalles de Picardie et Misericordia International, UPJV, Amiens Métropole, Musée de Picardie, Amis de la cathédrale et Société des Antiquaires de Picardie. Concert, visites… feront partie du colloque.
    On aura recours à une visio-conférence pour les intervenants les plus lointains très probablement.
    Le vendredi soir est prévu un concert de musique médiévale.
    Le samedi, visite conférence par François Séguin du Musée de Picardie mettant en valeur les éléments de stalles conservés au musée de Picardie dont l’élément que notre association lui a offert : tous les éléments en bois seront restaurés et feront l’objet d’une analyse dendro-chronologique : on devrait avoir le 21 novembre les résultats de ces analyses.
    L’après-midi est prévue une visite de stalles de la cathédrale d’Amiens après inscription obligatoire et avec port obligatoire du masque.
    Ce colloque est gratuit mais sur inscription. Espérons que les contraintes sanitaires permettront la tenue de ce colloque !
  • Travaux de restauration de l’abside de l’église : Alain Lebrun, maire de Saint-Martin-aux-Bois, donne des informations sur les travaux en cours et la signature du contrat de mécénat avec le Crédit Agricole pour la restauration des verrières.
    Nous en sommes maintenant au 8e mois de travaux, commencés fin janvier 2020.
    La crise sanitaire n’a pas épargné l’abbaye : il a en effet fallu pratiquer une interruption des travaux de 45 jours, faute de main d’œuvre.
    Les vitraux sont à ce jour démontés.
    La baie 0 (c’est-à-dire la baie centrale) a fait l’objet de gros travaux de maçonnerie qui sont presque achevés.
    On attaque donc la dépose des meneaux et leur restauration. Les professionnels de la taille de pierre travaillent sur place.
    Les vitraux démontés et apportés près d’Auxerre sont restaurés voire réparés même si le plomb n’est pas trop abimé. Le maitre verrier ART Vitrail, près d’Auxerre, a remporté l’appel d’offre avec le délai de 21 mois maximum (les ateliers Courageux, qui connaissent l’église et ont par le passé travaillé sur les vitraux, n’ont pas répondu à l’appel d’offres, à cause de ce délai de 21 mois, trop court pour eux). Art vitrail fait un travail minutieux avec brossage à l’eau savonneuse et à la main.
    Il y a eu quelques surprises sur la serrurerie, très abimée. Et surtout, curieusement, elle n’est pas toujours intégrée dans les meneaux donc certaines barlotières doivent être rallongées car elles étaient de longueur insuffisante et ne tenaient qu’avec du mortier.
    La phase 1 devrait être terminée fin 2020, la phase 2 pourrait commencer début 2021, pour une fin de restauration fin 2021.
    Vendredi prochain aura lieu un bel évènement avec le Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat et la Fondation Crédit Agricole Pays de France car ces deux institutions ont amené 100 000 euros. Pour mémoire, en avril cet événement avait dû être reporté.
  • Exposition sur les stalles de Saint-Martin-aux-Bois et d’ailleurs ? Nous avons commencé à réfléchir et préparer une exposition de photos sur les stalles : exposition générale, sur toutes les stalles de France, mais en mettant particulièrement en valeur les stalles de Saint-Martin-aux-Bois et celles de Picardie pour que cette exposition puisse « tourner » en Picardie.
    Alain Bonte et moi-même possédons déjà pas mal de photos, et nous savons que nous pouvons compter sur les photos de Roland Gardin, également.
    Une demande d’aide sera sans doute à envisager, pour les frais de préparation : supports, tirages papier des photos…
    Une réunion est à prévoir sous peu pour poursuivre ce projet d’exposition.
    Il y aura un coût pour cette exposition : aluminium pour les tirages avec une couche protectrice.
    Roland Gardin précise qu’il faut faire très attention aux encres de tirage pour que l’exposition dure dans le temps et il faut demander une garantie pour la tenue pour résister aux ultra-violets.
    Le Noir et Blanc tiendra mieux que les couleurs.
    Les lieux d’exposition restent à définir.
    Roland Gardin suggère de disposer des photos des stalles de Saint-Martin à l’extérieur pour les gens qui viennent pour visiter les stalles et ne peuvent pas les voir en raison des travaux, en s’inspirant des panneaux faits par l’association des chars (Alain se rapproche d’eux au sujet de ces tableaux)

VI – Budget prévisionnel 2020 :

Voir Annexe 4.
Tous les volumes des actes sont désormais vendus à 20 euros et on fera des lots promotionnels pour le colloque de novembre 2020.

Questions diverses :

Impôts : en juillet 2020 les impôts d’Amiens ont demandé que l’association fasse une déclaration annuelle d’impôts alors que l’association ne touche pas de bénéfice de valeurs mobilières.
Il semblerait que toutes les associations doivent remplir cette déclaration y compris si c’est pour noter « néant » sur la déclaration… Afin d’éclaircir nos obligations, l’AG décide qu’il faut contacter la MAAM pour lui exposer notre interrogation.
Toutes les affaires juridiques concernant les associations sont du ressort du tribunal de grande instance.
Le présent procès-verbal enregistre le changement de siège social de notre association en ce qui concerne l’administration des impôts pour être relevable des impôts de Clermont.


Le scoop !


Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat et la Fondation Crédit Agricole Pays de France apportent leur soutien à la sauvegarde des verrières.

Présentation du projet

Journée du 11 septembre 2020


Annexes financières

Annexe 1. Bilan de l’année 2019

ComptesDépensesRecettes
Site Internet (hébergement, nom de domaine)51,45 € 
Adhésions autres associations (Maison Assoc Amiens métropole)25,00 € 
Affranchissement182,67 € 
Assurance193,19 € 
Frais réception/représentation808,52 € 
Imprimerie (Affiches, Actes II)702,08 € 
Prestation Intervenants/Exposants140,00 € 
Transport163,00 € 
Adhésions 2019 1 250,00 €
Dons 387,30 €
Journée d’études : inscriptions 256,00 €
Journée Métiers d’art : inscriptions artisans 240,00 €
Subvention Mairie Saint-Martin-aux-Bois 150,00 €
Tookets Crédit Agricole 570,18 €
Ventes d’ouvrages 1 193,70 €
Intérêts Livret A 96,19 €
Total2 565,91 €4 143,37€
Soit solde positif 1 577,46 €

Soldes au 31 décembre 2019

Livret A13 396,54 € Rappel 
Caisse69,26 € Avoir au 01/01/201912 809,63 €
Compte bancaire921,29 € Excédent 20191 577,46 €
Total14 387,09 €  14 387,09 €

Annexe 2. Bilan détaille des manifestations 2019

Journée des Métiers d’ArtInscriptions artisans240,00 €
Vente d’ouvrages179,50 €
Affranchissement-21,12 €
Frais réception/représentation-353,97 €
Imprimerie-16,20 €
Prestations intervenant-140,00 €
Résultat :-111,79 €
Journée d’ÉtudeInscriptions256,00 €
Vente d’ouvrages45,00 €
Frais réception/représentation-184,00 €
Résultat :117,00 €

Annexe 3. Stocks au 31 décembre 2019

Année de publicationQuantité commandéePrix d’achatStocksPrix à l’unitéValorisation (avec abattement de 20 %)
Livrets201510001 458,38 €7908,00 €5 056,00 €
Livre Les stalles20164004 295,71 €20023,00 €3 680,00 €
Actes I20151503 393,00 €4820,00 €768,00 €
Actes II2018100563,61 €3220,00 €512,00 €
Actes III2019100602,28 €7220,00 €1 152,00 €

Annexe 4. Budget 2020

Vol et retrouvailles de la Statue de la Vierge à l’Enfant – XIVe siècle

Vendredi 13 mars 2020, un mail de Richard Schuler, CAOA, m’avertit qu’une statue est mise en vente aux enchères par le commissaire-priseur Marc-Arthur Kohn, chez Drouot.

Or, cette statue ressemble étrangement à la statue de la Vierge à l’Enfant qui a été volée dans l’église de Saint-Martin-aux-Bois il y a plus de 60 ans !

La photo publiée est en effet très ressemblante, les traces de polychromie notamment laissent peu de doutes.

La vente doit avoir lieu le 24 mars.

C’est le Bureau de la Conservation du patrimoine mobilier et instrumental (182 rue Saint-Honoré), du Service du Patrimoine du Ministère de la Culture, qui a repéré la statue et a tout de suite lancé l’alerte : Judith Kagan, Cheffe du Bureau, prévient le CAOA mais en même temps un certain nombre de collègues pour qu’ils fassent les vérifications nécessaires ainsi que l’OCBC : Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels, qui dépend de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (Nanterre).

Les choses sont très rapides : Judith Kagan a repéré la statue le vendredi 13 mars et saisit l’OCBC le lundi 16 mars.

La vente du 24 mars n’a pas eu lieu, coronavirus oblige, mais a été reportée en mai. En fait elle n’aura lieu que le 18 juin.

Mais la preuve est faite qu’il s’agit bien de la statue volée à Saint-Martin-aux-Bois et la police demande qu’elle soit retirée de la vente.

Retour sur le vol, raconté notamment par la presse.

Le récit du vol est connu grâce aux articles parus dans le Progrès de l’Oise que m’a transmis Bernard Thiou :

Le vol aurait eu lieu en décembre 1959. Le journaliste s’est livré à une « enquête » dans le village pour essayer de déterminer comment le vol a pu avoir lieu : le voleur est-il passé par la sacristie, par une fenêtre, ou par la porte ? L’habitant de la maison au chevet de l’église avait un chien qui « aboie férocement », le visiteur aurait été entendu. En revanche, la ferme devant l’église reçoit tellement de visiteurs que les chiens ne disent rien (sauf la nuit).

Par ailleurs, pour visiter l’église, il fallait demander la clef à une vieille personne du village, qui a fait confiance au visiteur et l’a laissé pénétrer seul dans l’église.

Une autre source (M. Germain Loisel, ancien habitant de Saint-Martin-aux-Bois, ayant travaillé à la Caisse Nationale des Monuments historiques et des Sites) précise que ce visiteur était en soutane. On comprend que la gardienne ait eu confiance…

L’enquête a été menée par un inspecteur de la Sûreté nationale, l’inspecteur Becq ou Beck mais n’avait rien donné, la statue avait disparu, et n’était plus connue que par des photos.

Photos

  • Les Monuments historiques possèdent un cliché ancien de la statue (à gauche)
  • Le GEMOB avait publié un numéro spécial sur Saint-Martin-aux-Bois avec la liste des objets volés, et une photo de la Vierge à l’Enfant, qu’on voyait simplement posée sur l’accotoir devant un haut-dossier des stalles.(au centre)
  • Notre association en possède une belle photo qui nous avait été donnée il y a quelques années par une personne âgée du village. (à droite)

Mais si la statue a été retrouvée, il reste quelques questions non résolues :

Vierge à l'enfant de Saint-Martin-aux-Bois
  • La date du vol. Selon une coupure de presse, ce serait en décembre 1959. Selon Germain Loisel et le GEMOB ce serait en décembre 1960
  • L’auteur du vol. La vente devait être faite par le Commissaire-priseur Marc-Arthur Kohn, au-dessus de tout soupçon. Il tient une galerie Avenue Matignon, il est très connu dans le monde du marché de l’art. Il vendait cette statue déposée par la Galerie Steinitz, également une grande Galerie parisienne (rue Royale). Mise à prix : 25 000 à 40 000 €. Il est probable que le voleur a revendu la statue par un intermédiaire, et que cet ou ces intermédiaires ont réussi à faire un faux certificat ou à abuser les galeries d’art…

Retour à Saint-Martin-aux-Bois 

Il n’est pas sûr que la commune ait déposé une plainte à l’époque du vol, mais l’absence de plainte n’est pas préjudiciable : la statue était propriété de la commune, donc de l’État, et tous les biens de l’État sont inaliénables et imprescriptibles. Donc même 60 ans après, même sans dépôt de plainte, l’objet volé revient à la commune (s’il est retrouvé sur le sol français : la situation est différente pour un objet volé qui est retrouvé à l’étranger).

La statue reviendra donc de droit à la commune. Cette dernière peut la mettre en dépôt dans un musée, ce sera au Conseil municipal de choisir.

Sa place semble tout de même être l’église, quand les travaux actuels seront terminés, et quand un emplacement sécurisé aura été aménagé.

C’est une très belle statue du xive siècle, en albâtre selon la base Palissy du Ministère de la Culture ; il existe deux types d’albâtre, l’un dit gypseux, tendre, l’autre calcaire, appelé également marbre onyx : c’est une calcite dure, dont la caractéristique est d’être semi-transparente et rarement parfaitement blanche. En effet, en surface de la statue, on voit comme des « ondulations » de couleur jaune miel, tirant parfois sur le rouge sombre.

La statue mesure 80 cm de haut, 22 cm de large et 16 cm de profondeur. Elle est ornée de pierres, et porte des traces de polychromie : sa qualité témoigne du goût des chanoines de l’abbaye au xive siècle ainsi que de leur richesse, ou de celle du donateur. Nous n’avons (à l’heure actuelle) aucun renseignement sur l’origine de l’œuvre (donateur, artisan, etc.)

Travaux – juin 2020

Restauration du chevet – Juin 2020

Après un arrêt du chantier sur place, à cause du Covid-19, les travaux ont pu reprendre en juin.

A l’heure actuelle, les vitraux des baies 0, 1, 3 et 5 (côté nord) ont été déposés, et remplacés par des panneaux en polycarbonate. Les vitraux ont été transportés dans l’atelier du verrier, et sont en cours de nettoyage, restauration : les morceaux qui ne peuvent pas être réutilisés sont refaits à l’identique dans du verre neuf. Environ la moitié des vitres pourra être restaurée et remontée.

Les maçonneries ont été renforcées au niveau des voûtes du chevet, et l’entreprise Léon Noël a commencé la taille des meneaux, qui se fait sur place.

Un meneau est un montant (de pierre ou de bois) qui divise une fenêtre en plusieurs compartiments qui peuvent être dormants ou ouvrants.

Les meneaux sont indispensables dès que les ouvertures atteignent certaines dimensions, car des vitres larges ne peuvent tenir à l’aide de simples barlotières métalliques.

Dans les édifices gothiques, aux XIIe et début du XIIIe siècles, les meneaux étaient bâtis c’est-à-dire constitués de pierre taillées superposées. Mais dès le milieu du XIIIe siècle, on construit des meneaux de grandes dimensions, d’un seul bloc de pierre.

Ce n’est possible que lorsque la qualité de la pierre est excellente, d’autant plus que la pierre sera posée en délit (contrairement au sens du « lit », sens dans lequel la pierre s’est formée par dépôt de sédiments). Cela nécessite aussi des assises suffisamment épaisses.

Les meneaux seront refaits pour toutes les baies (à l’exception de la n° 5). Ils sont de grande taille, mesurant de 1,80 m à un peu plus de 2 m, et pesant entre 400 et 500 kg.

On voit ici un meneau en cours de taille : sur la section a été reporté le gabarit du meneau, formes et dimensions.

Un côté est déjà taillé.

On remarque que les deux colonnettes qui entourent le cœur sont de dimensions inégales : la plus petite (à droite sur la photo) sera à l’intérieur de l’édifice, la plus grosse à l’extérieur. Au centre du meneau a été taillée une rainure longitudinale, dont la coupe est dissymétrique : c’est la feuillure dans laquelle le vitrage sera inséré. A notre gauche, le bord est vertical, il adhérera bien à la vitre : c’est l’extérieur du meneau. A notre droite, le bord est biseauté, c’est l’intérieur du meneau.

Pour l’instant, malgré le ralentissement dû à la situation sanitaire, le chantier n’a pas pris trop de retard ! La première phase devrait, si tout se poursuit normalement, être terminée en janvier 2021.

Lettre d’information n°61 – juin 2020

Sommaire :

Assemblée générale

Notre association, comme beaucoup d’autres cette année, a été obligée de renoncer à réunir son Assemblée générale, prévue le samedi 24 mars 2020.

Nous pourrions, comme la loi le prévoit, organiser une Assemblée générale par audio ou visioconférence : cette possibilité nous semble délicate à mettre en œuvre, pour des raisons techniques, et ne répond pas à notre désir de convivialité. Par ailleurs, pour Stalles de Picardie, il n’y a pas d’urgence à tenir l’Assemblée générale, puisque nous ne recevons pas d’aide financière des collectivités territoriales auxquelles nous devrions rendre des comptes.

Il nous semble préférable d’attendre que la situation sanitaire permette une véritable réunion au cours de laquelle nous pourrons, tout en appliquant les consignes de sécurité, nous retrouver et parler des projets de notre association.

Il est encore difficile dans l’immédiat de fixer une date pour cette assemblée générale : la fin du mois de juin est sans doute prématurée (surtout si le deuxième tour des élections municipales a lieu à ce moment-là).

Nous verrons comment la situation évolue dans les semaines qui viennent et quelles seront les directives gouvernementales, avant de choisir une date de réunion, vraisemblablement début septembre.

Nous espérons vous retrouver tous en bonne santé à cette occasion !

Travaux sur l’église

Le chantier sur le chevet de l’église avait bien démarré, mais a dû être interrompu, en application des règles sanitaires. Après une réunion sécurité qui a permis de vérifier que les conditions de travail respectaient les directives COVID-19, la reprise du chantier a été fixée au lundi 27 mai.

Mais pendant les semaines de confinement, il n’y a pas eu arrêt complet de l’activité ! Les vitraux avaient été soigneusement démontés, après avoir été numérotés pour qu’on puisse localiser précisément chaque morceau dans la verrière. Transportés dans les ateliers des vitraillistes, ils ont déjà été l’objet des soins des spécialistes.

2020 : 800 ans de la cathédrale d’Amiens, 500 ans des stalles de la cathédrale…

De nombreuses manifestations étaient prévues pour commémorer le début des travaux de construction de la cathédrale d’Amiens, tout au long de l’année 2020. Bien sûr, tout ce qui devait avoir lieu au cours du premier semestre a été annulé, et reporté à des dates ultérieures, qui restent encore à déterminer.

Les associations Stalles de Picardie et Misericordia International (en partenariat avec, notamment, l’Université de Picardie, le Musée de Picardie, Amiens métropole) organisent à l’occasion de la construction et de la pose des stalles dans le chœur de la cathédrale amiénoise, il y a 500 ans, un colloque qui devrait avoir lieu les vendredi 20 et samedi 21 novembre 2020. Nous vous présentons un pré-programme (donc non encore définitif) que nous espérons pouvoir réaliser aux dates prévues.

Lexique des stalles médiévales

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution d’un ouvrage que les amateurs de stalles attendaient depuis longtemps : le Lexique des stalles médiévales, mis en œuvre par différents membres fondateurs de Stalles de Picardie, Elaine C. Block, Frédéric Billiet, et votre présidente, Kristiane Lemé-Hébuterne. Cet ouvrage de 148 pages est un guide qui aidera les visiteurs qui s’intéressent aux stalles à mieux les regarder et à mieux les comprendre.

Sont tout d’abord rapidement présentées l’histoire et la fonction des stalles en général ; le lexique proprement dit donne ensuite les définitions des différentes parties des stalles, et des principaux motifs sculptés. De très nombreuses photos des stalles de treize pays d’Europe illustrent le lexique et en rendent sa lecture plus facile et plus agréable.

C’est un ouvrage bilingue, en Français et en Anglais, et les termes du lexique sont traduits également en Allemand et Néerlandais.

148 p., ISBN: 978-2-503-51512-0

Brepols, 2019

75,00 €

Autre lecture pour l’été…

Peut-être aurez-vous l’occasion cet été de visiter un musée et d’y découvrir des œuvres d’art, tableaux, statues… Vous vous poserez peut-être la question de savoir où était telle ou telle œuvre avant d’être suspendue au mur de ce musée.

Pour répondre à cette question, que, semble-t-il, beaucoup de curieux se posent, le Musée de Strasbourg a organisé une exposition Avant le musée… à quoi servaient les tableaux ? Ouverte le 20 septembre 2019, l’exposition est prolongée jusqu’au 2 août 2021.

Le catalogue qui accompagne l’exposition est destiné à aider les visiteurs à mieux comprendre l’origine des œuvres de tous les musées : aucune œuvre n’a été créée pour figurer dans un musée ! Rappelons que les musées, au sens actuel du terme, n’apparaissent véritablement qu’à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, pour recueillir justement des œuvres jugées artistiques, patrimoniales, mais qui ont perdu leur fonction, leur utilité.

Les œuvres que nous appelons « œuvres d’art » et admirons comme telles ont été créées avec une fonction, elles « servaient » à quelque chose : c’est le cas des stalles, qui étaient avant tout des sièges destinés aux religieux, indispensables pour qu’ils puissent se réunir et prier dans leur église. De la même façon, les tableaux, les retables, étaient peints pour susciter la piété des contemporains.

L’ouvrage publié par les Musées de Strasbourg présente, d’une façon un peu inhabituelle, une trentaine d’œuvres choisies parmi celles qui sont exposées dans les Musées de la ville de Strasbourg. Ce n’est pas le style du peintre ou du sculpteur qui est mis en avant, mais les raisons de la création de l’œuvre, son usage, sa fonction, à qui, à quoi elle devait servir.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du musée

Catalogue Avant le musée, Dominique Jacquot, édition des Musées de Strasbourg, 2019, 106 p., 18 €

ISBN 9782351251690

Un peu d’histoire… et de cuisine !

L’épidémie de Covid-19 qui touche notre monde cette année n’est pas la première épidémie que connaît l’humanité ! Au Moyen Âge, la peste, à plusieurs reprises, s’est répandue et a fait des ravages. Et déjà, des hommes se sont dévoués pour aider leurs contemporains.

C’est le cas de Nostradamus ! Vous avez déjà entendu son nom évoqué à propos de ses soi-disant capacités de devin… Ce qui est bien plus certain, c’est que Michel de Nostre-Dame est né à Salon-de-Provence au début du xvie siècle. Son père était notaire mais il y avait des médecins parmi ses ancêtres, et c’est peut-être ce qui l’attira vers la médecine. En 1525, une épidémie de peste s’attaque au sud-ouest de la France, et il arrête ses études pour secourir les malades.

Passionné de botanique et de ce qui allait devenir la chimie, il met au point une poudre pour aider la population à éviter d’attraper la peste. En 1546, une nouvelle épidémie de peste se déclenche à Aix-en-Provence, et à nouveau il vient au secours de la population.

Il expérimentait beaucoup, avec toutes sortes de plantes, il fabriquait beaucoup d’onguents, de poudres, mais s’intéressait aussi à la cuisine, reconnaissant son importance pour la santé humaine.

En 1555 son Traité des confitures est publié chez un imprimeur lyonnais. D’autres éditions, enrichies, suivirent les années suivantes.

Ses recettes ne sont pas toujours faciles à interpréter et à réaliser : les produits qu’il utilisait n’existent plus à l’heure actuelle sous la même forme, les dosages qu’il donne sont parfois (souvent !) imprécis… Pourtant, nous pouvons nous en inspirer pour préparer des confitures délicieuses et originales.

La saison des cerises est proche, alors essayez cette recette de marmelade de cerises, excellente avec des griottes :

Il faut tout d’abord laver les fruits, et en ôter queues et noyaux. Vous les pesez : il vous faut le même poids de miel (ou de sucre blanc) que de fruits équeutés et dénoyautés. Disposez les fruits et le miel dans une terrine, en alternant les couches. Vous pouvez ajouter gingembre râpé ou cannelle à chaque couche. Si vous souhaitez manger cette marmelade, comme cela se faisait au Moyen Âge, en accompagnement d’un plat de viande, choisissez plutôt des épices.

Laissez reposer au moins douze heures.

Après ce repos de douze heures, versez le mélange dans une bassine de cuisson, et laissez cuire environ 20 à 25 minutes, en commençant doucement et en augmentant petit à petit la force de cuisson. Comme toujours avec les marmelades, le temps de cuisson ne peut être donné de façon précise, il dépend des fruits choisis. Faites le test de l’assiette froide (très facile à faire et ne demandant pas d’ustensile particulier, ce test est connu par toutes celles – et ceux ? – qui font des confitures : versez sur une assiette froide une petite quantité de marmelade ; passez le doigt – attention, c’est chaud ! – au milieu de la surface recouverte : les deux parties de marmelade ne doivent pas se rejoindre), ne laissez pas cuire trop longtemps sinon vous aurez une pâte de fruits !

Mettez ensuite en pots, couvrez… et attendez quelques jours pour déguster !

Journées du patrimoine

La DRAC Hauts-de-France vient de nous donner des informations sur les prochaines journées du patrimoine, qui devraient se dérouler les 19 et 20 septembre sur le thème « Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie ! » (si la situation sanitaire le permet, évidemment).

Nous attendons des précisions sur les conditions d’organisation de ces journées avant de décider d’un éventuel programme. L’église sera encore en travaux, mais des animations à l’extérieur seraient possibles. Nous vous tiendrons informés au cours de l’été.

Lexique des stalles médiévales

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution d’un ouvrage que les amateurs de stalles attendaient depuis longtemps : le Lexique des stalles médiévales, mis en œuvre par différents membres fondateurs de Stalles de Picardie, Elaine C. Block, Frédéric Billiet, et votre présidente, Kristiane Lemé-Hébuterne. Cet ouvrage de 148 pages est un guide qui aidera les visiteurs qui s’intéressent aux stalles à mieux les regarder et à mieux les comprendre.

Sont tout d’abord rapidement présentées l’histoire et la fonction des stalles en général ; le lexique proprement dit donne ensuite les définitions des différentes parties des stalles, et des principaux motifs sculptés. De très nombreuses photos des stalles de treize pays d’Europe illustrent le lexique et en rendent sa lecture plus facile et plus agréable.

C’est un ouvrage bilingue, en Français et en Anglais, et les termes du lexique sont traduits également en Allemand et Néerlandais.

148 p., ISBN: 978-2-503-51512-0

Brepols, 2019

75,00 €

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